Les Goudes : s’y rendre, s’y jeter.

Reportage, Transport | 0 comments

Par Claude

8 mai 2023

Goudes Plus a fait le trajet pour vous. Mais tout d’abord nous tenons à mettre les choses au clair : le 19 n’est pas la ligne qui mène  directement aux Goudes mais elle est la seule desservant l’arrêt Madrague Montredon permettant de prendre le bus 20 qui vous mènera à destination. Si tant est que nous puissions considérer la ligne 20 comme une ligne de bus, ce que nous verrons.

Première étape : se rendre à Castellane pour ne rien manquer du baler19 . Gardez en tête qu’il s’agit probablement de votre dernier périple en transports en commun. Autant faire durer le plaisir.

Deux options s’offrent à vous: y aller à la rasbaille ou consulter les horaires sur l’appli ou le site RTM.

Photos par Claude Renard

Nul besoin de vous préciser ce que GoudesPlus a choisi avec un timing aussi mauvais.

Qu’à cela ne tienne, profitons-en pour acheter notre ticket si créativement nommé LeTicket à une borne de vente dans la station de métro juste derrière nous. Vous gagnerez 10%, c’est autant pour vos héritiers.

Avec la réhabilitation de la place, aucun abribus n’est réservé au 19. ll convient de l’attendre à une dizaine de mètres de celui du B1.

De retour du métro une surprise nous attendait. Deux 19 à la file, un bleu et un orange à son tafanari, prêts à partir.

Nul besoin de vous préciser ce que GoudesPlus a choisi avec un timing aussi mauvais.

Qu’à cela ne tienne, profitons-en pour acheter notre ticket si créativement nommé LeTicket à une borne de vente dans la station de métro juste derrière nous. Vous gagnerez 10%, c’est autant pour vos héritiers.

Avec la réhabilitation de la place, aucun abribus n’est réservé au 19. ll convient de l’attendre à une dizaine de mètres de celui du B1.

De retour du métro une surprise nous attendait. Deux 19 à la file, un bleu et un orange à son tafanari, prêts à partir.

C’est aussi l’instant où vous comprenez la raison de cette double apparition motorisée. Le suivant a rattrapé le précédent et tous deux sont à la bourre. Plaisir de voyager dans un véhicule quasiment vide…

Vous remarquerez une curiosité locale : The Queen Laurence et l’impératrice Olivia, rédactrice en chef de Goudes Plus, empruntent si souvent la ligne qu’il leur a été permis d’y laisser leurs bouteilles d’eau.

Le monde moderne est exigeant et le 19 est résolument moderne avec ses ports USB permettant de travailler à chaque instant sans se soucier du niveau de batterie de votre smartphone.

C’est la philosophe de la métropole.

Le fait que, peuchère, aucune ne fonctionnait ce jour-là n’enlève rien de cette modernité.

La RTM sait aussi jouer d’espièglerie avec ses panneaux d’affichage.

Il est prouvé scientifiquement qu’à chaque fois que vous essayez d’y lire le parcours, 1 dixième de seconde plus tard la pub vient envahir la lecture.

Nous remarquons que le nombre de stations restantes semble assez faible mais nous y reviendrons…

Prendre le 19 c’est voir une dernière fois les lieux mythiques du patrimoine marseillais.

Ici prend toute son expression “Viens on va garer à Base (devenu Monoprix pour les plus jeunes) pour aller voir le match de l’Ohème!’ comme le remarquait l’éminent supporter Cehess.

C’est passer devant le temple du fouteuballeuh bien sûr, couvert et couvert de gloire.

Et voici la baraque à sandwich qu’Olivia va finir par acquérir pour nourrir tous ces passagers motchusant du Baler19, qu’ils soient clandestins ou pas.

Sans oublier le gratte-tafanari du ciel de la zone: Le Grand Pavois qui bizarrement n’a inspiré aucune expression du style: ”Et va te jeter du solarium du Grand Pavois, brancaï !”.

Vint alors la séquence émotion de l’arrêt Métro Rond Point du Prado.

Une moulonade endiablée de Marseillais, tout droit sortis du métro et pressés de faire trempette, emplit l’habitacle. Et ce fut l’esquichade Covid friendly assurée.

Nous dûmes notre salut qu’à la station La Plage qui vida les trois quarts du contenant. Force est de constater que tous ces motchusiens étaient satisfaits de leur grille du jour pour profiter ainsi du Prado.

C’est aussi la rencontre émouvante avec David qui faisait la circulation du rond-point avant l’avènement des feux rouges et qui depuis, vexé, refuse de sortir de sa torpeur.

Du monde sur la plage de l’Huveaune, cette plage que tu sais jamais comment la nommer: Épluchures Beach, Poubelle Beach ou la considérer comme une continuité de la plage du Prado.

RTM a réglé le problème, l’arrêt se nomme Plage Planches à voile.

L’occasion de dire bonjour au roi d’Angleterre et au revoir au Roy d’Espagne. Mais le devoir nous attend : impossible de faire une escale à l’Escale.

À notre grande surprise, arrivés à la Vieille Chapelle, le panneau annonce le terminus.

Balerdi nous explique que pour continuer il faut prendre le 19 suivant. C’est le moment où vous avez envie de vous écrier: ” Mais què maffre ce joueur ! Tu lui demandes la durée du trajet jusqu’à la Madrague et il ne te précise pas même pas qu’il s’arrête avant.

De plus il nous l’aurait dit avant, on prenait le bus orange sans changement et on évitait l’amoulonnement du 2e Prado.

Sur le terrain comme ailleurs c’est pas Totti mais toti.”

Tous les pros du Motchus qui se prélassent sur la plage de La Pointe Rouge nous narguent, coucarin.

La destination finale n’est plus très loin.

Enfin L’avenue de La Madrague Montredon. Comment se prononce Montredon déjà ?

Le Mont Rose est en vue.

Terminus, tout le monde descend. Le trajet aura duré environ 45 min.

Le Baler20 devrait arriver d’ici 10 min.

Et voici la bestiasse. C’est plus une navette qu’un bus et encore celles de Saint-Victor sont plus grosses. Doté de 13 places assises et de 3 strapontins, il peut accueillir de 28 à 30 personnes à l’esquichadure (mais alors très dure) d’après le Balerdi de la ligne.

Enfin la mythique route des Goudes.
Celle qu’on aime emprunter à 20 ans en coupant les virages à la Sébastien Loeb.

Si vous êtes pressé, une première possibilité de jetage est proposée à l’Escalette mais son étymologie devrait vous inciter à n’y pas rester.

Ne pas confondre avec une escalasse – une très grande escale – peut-être définitive.

Plus loin, à Calanque Blanche, les choses se précisent et vos ascendants vous remercieront de choisir un tel raffinement.

Aux Roches Blanches le négage est statistiquement plus rapide. À favoriser si vous êtes d’un naturel pusillanime.

Enfin le terminus définitif (de chez définitif).

 

 

 

 

 

 

 

Le petit port des Goudes regorge d’un moulon de possibilités diverses et variées.

Si vous aimez les immersions douces, vous refusez de marcher sur les rochers, la cale du port est faite pour vous.

Vous préférez les pontons par conviction politique ? Tout est prévu.

Le choix de GoudesPlus se portera sur la digue du port pour son côté central et son panorama paradisiaque. Les blocs sont relativement aisés à franchir. La brise marine iodée vous donnera bon teint pour le passage à l’acte.  De ce bloc par exemple. Allez zou ! Faï tira, Marius !

Nous nous retrouvons la semaine prochaine pour un reportage sur… Où avais-je la tête ? Impossible que nous nous retrouvions, si ce n’est aux cieux.

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